Les 500 soldats environ fournis par Ankara ont d'ailleurs commencé à quitter les lieux, preuve de l'échec des discussions. Les talibans refusent en effet toute présence militaire sur le sol afghan, et la Turquie ne semble pas faire exception. 

Un «mécanisme» américain ? 

À l'heure actuelle, il semblerait donc que seul le groupe armé soit en mesure de pouvoir prendre le contrôle de l'infrastructure à partir du 1er septembre. Seulement, aucun gouvernement n'a encore été annoncé, et il semble presque impossible de voir l'aéroport fonctionner dans ces conditions, d'autant plus après l'attentat terroriste.

Cela est un problème pour les nations occidentales, qui comptaient continuer à accueillir des réfugiés en partance de Kaboul. D'autant que les talibans auraient promis de laisser partir des Afghans après le 31 août. Mais si aucun avion ne peut se poser, ou si aucune compagnie n'accepte de se poser sur place, certaines personnes menacées par le nouveau régime ne pourront pas s'enfuir comme prévu.

Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden, a cependant promis sur Fox News qu'un «mécanisme» pour aider à sortir les derniers ressortissants du pays serait trouvé. Reste à savoir si les réfugiés auront accès à ce procédé futur.